Cégeste et la parole

Un rien de vie...

30 mars 2007

A pu les cariocas !

Et oui ! Il fallait bien que cela arrive. Le temps a passé sous l'Antarctica Originale, le sable d'Ipanema et le ciel bleu du Brésil. A moi le vent, la grêle et la pluie du mois de mars à Paris (ou comment le printemps c'est devenu n'importe quoi, que y a plus de saison ma bonne dame et que c'était mieux avant quand c'était pas pareil). Rangées les Havaianas jaune pourraves (et non pas "pour raves" comme me le propose le correcteur automatique, quoique une rave en tongue faut tenter), pourrave compte tenu qu'elles ont fait du kilomètre les louloutes ! Déballé le sac à dos et les quelques cadeaux souvenirs que dans ma grande générosité je me suis acheté à moi-même.

A la place, c'est retour au train-train quotidien, à me rendre dans un bureau surchauffé, dans une administration sinistrée et sinistre, pour retrouver les "chiens galeux de la DRH" (je cite), les "hier-arques" péteux et suffisants, qui derrière leur bureau jouissent (comme des pré-pubères boutonneux qu'ils sont restés) des petites vexations qu'ils infligent et des basses manoeuvres dont ils sont les commanditaires et pour qui je serai toujours un indigent qui "pollue un corps" dont une prostituée aguerrie refuserait de s'occuper.

Bref, tout ça pour dire que j'étais certainement mieux là où j'étais. Et c'est donc l'occasion de refaire le voyage.

Imaginez-vous que l'aéroport de Rio à 5h00 du matin et bien cela ressemble à tous les aéroports du monde à la même heure : c'est vide. Mais il fait déjà chaud, ce qui n'est pas la moindre des qualités. Premier challenge : trouver un moyen pas trop cher d'aller à Santa Teresa. Pour info, il y a des taxis agréés où vous payez une somme établie. Pas bon, ça coûte la peau des roubignolles : 60 reals. Sachez qu'en moyenne, pour faire cette distance il faut compter environ 30 reals le jours et un peu plus la nuit (50). Évitez les taxis blanc, ce sont les plus chers. Le mieux, c'est de monter un étage en ascenseur et d'aller aux arrivées pour y chopper un taxi (l'idéal c'est de parler un minimum le portugais et faire comprendre que vous connaissez votre affaire...).

Santa Teresa est un des quartiers de Rio. Il se situe au dessus du Central, sur une petite colline.C'est l'ancien Rio où l'on trouve de magnifiques maisons bourgeoises. L'une des attractions principales en est le bondhino, un tram jaune et brinqueballant qui relie ce quartier à celui du Centre en passant au dessus de Lapa. Santa Teresa, qui a pourtant très mauvaise réputation auprès des cariocas, est un quartier qui n'est pas plus dangereux que les autres. Peut-être moins que ceux plus touristiques comme Ipanema et Copacabana. En tout cas, nombreux sont les artistes qui y habitent et il y règne une certaine tranquillité sonore. Sont seul défaut : il est un peu loin des plages. Mais bien sur ce n'est pas un défaut pour tout le monde. Si vous en avez les moyens, je vous conseille les cama e café. Vous pourrez ainsi choisir la maison de vos rêves pour loger durant vos vacances. L'accueil est plus qu'agréable et avec de la chance vous croiserez le "magnifiquissime" João. Rien que pour lui, il faut aller à Santa Teresa.

La première semaine de vacance c'est donc déroulée dans ce petit quartier et pendant la période du Carnaval. Comment vous faire sentir à quel point c'est une période de folie, de joie, d'amusement et de débauche ??? Ce n'est pas possible. En dehors des défilés officiels des écoles de samba au Sambodrome, le carnaval de Rio, ce sont les "Blocos". Ce sont des groupes qui jouent dans la rue. Pour la plupart, ils se déplacent d'un point à un autre et les participants suivent en dansant. C'est un peu comme une mini gay pride, mais y en a plusieurs tous les jours, et ce n'est pas gay (hi hi). Sauf un qui est tout bonnement incroyable : "Bandas de Ipanema". C'est peut être le blocos le plus fou auquel j'ai participé. Il y avait un monde dingue avec des mecs s'embrassant tout en dansant, une énergie assez forte, des déguisements outranciers... Bref, c'était très bien. Un autre blocos m'a également marqué, c'est celui qui a eu lieu Praça Quinze et dont j'ai oublié le nom du groupe. Là, pas de défilé, mais une estrade et une place pleine de monde reprenant en coeur chaque morceau. Tous les blocos ne sont pas déguisés, mais là tout le monde, ou presque, portait un déguisement (fantasia). L'important, pendant le carnaval, c'est de supporter la chaleur. Les vendeurs de bière, de Caipirinha et autres "refregirantes" vous y aident, et pour 2 reals vous pouvez vous désaltérer de Skol, Coca, Guarana Antarctica... Pour le même prix, vous pourrez aussi manger des grosses saucisses grillées plantées sur des bâtonnets et des brochettes de viandes roulées ensuite dans de la farine de manioc (farofa). Un délice. N'ayez pas peur de tomber sur des brochettes avariées, c'est très rare. En un mois, il n'y en a qu'une seule qui n'est pas bien passée :)

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04 mars 2007

Teresopolis-Foz do Iguaçu

sympa_l_hotelAprès tout ce temps sans nouvelles, me voici de nouveau. Le voyage c'est poursuivi par une escale dans la petite ville de Teresopolis dans les montagnes proches de Rio. Moins de 30 degrés, donc plus respirable et moins de monde également. La population change aussi. Le physique y a moins d'importance et donc on ne voit plus les corps musclés, pour les hommes et galbés, pour les femmes des jeunes cariocas. Au programme repos et baignade qui sont les bienvenus après la folie du carnaval.

(Un bel hotel à teresopolis)

Un retour à Rio me permet de prendre l'avion pour Foz do Iguaçu avec une escale à Curitiba. Je prends un vol de la Gol, compagnie low cost brésilienne. Le départ est prévu à 20h35 pour une arrivée à 00h35. Au final, le départ se fera à 22h10 avec un autre numéro de vol et le sol d'Iguaçu sera sous mes pieds à 1h30. Et encore il paraît que j'ai de la chance, certaines fois, l'avion atterrit à 3h00 du matin...

Foz_do_Igua_u___cascades4Donc, couché tard tout de même (3h00 le temps de rejoindre l'hôtel et de se coucher) et levé le lendemain à 7h00. Que voila des vacances reposantes !!! Mais bon le repos ce sera pour plus tard  (une fois de retour au bureau). D'abord, visite du côté argentin. Bon c'est une tuerie de beauté. Si vous êtes bien sages et que vous me laissez des commentaires épleurés je mettrais des photos à mon retour à Paris. Voir aussi un petit film de la gorge du diable grâce auquel vous pourrez vous rendre compte de la petitesse de l'homme face à la puissance de la nature. Quand on se trouve sur la passerelle qui surplombe cette ¨"béance du diable" on ne fait pas le malin ! En tout cas si vous y allez je vous conseille aussi de prendre l'option bateau avec douche sous les trombes d'eau des petites cascades. Le côté brésilien se fait lui en trois heures et est moins impressionnant mais permet de voir l'ensemble des chutes. Une petite pause repas et nous tombons sur des français du terroir fort sympathiques, qui nous expliquent qu'ils sont nombreux de leur groupe a s'être fait piquer argent, camescopes et autres appareils photos au Sambodrome. Ils ont acheté leur billet une petite fortune (250 euros). Nous on leur dit qu'on les a acheté au marché noir à 30 real (environ 10 euros). Alors, bien sûr on voyait moins bien, mais nous étions avec le "peuple", donc ambiance assurée et aucun picpocket... Ils étaient un peu verts :)

La seconde journée se termine avec une bonne rasade d'Antarctica Original (bière locale super bonne) qui me prépare à un voyage de 17h00 en bus en direction de Sao Paulo... Comment dire ? Malgré le billet de "première classe", c'est a dire moins de monde dans le bus et donc plus d'espace pour les jambes et allonger son siège, cela reste peu reposant.

Bon, la suite au prochain numéro ... Sinon, là il est 7h00 du matin, je suis de retour à Rio avant de partir pour Salvador de Bahia et il fait déjà 25 degrés.

Posté par cegeste à 10:59 - Bresil - carnaval - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 février 2007

Rio mon amour

DSC025142Bon soyons clair, taper sur un clavier qwerty avec un reglage de langue sur le portugais bah c est trop dur. Si y a pas d apostrophe  c est normal je ne la trouve pas. A la place je vais mettre euh...ce signe : ~. Mais bon je suis a Rio de Janeiro alors je veux ben galerer un peu pour mettre ce petit message. Aime bien le Bresil moi, c~est dingue.

Donc il fait super beau, l~endroit est magnifique et les mecs sont canons. Y a une bombinnette tous les 2 metres, et en plus ils sont torse nu ! Que demande le peuple... rien de plus. A gauche le Sambadrome. Lieux des grands defiles officiels.
Je me suis deja pris une cuite a l~Antarctica original[ une biere trop super legere et donc super bonne, c~est bien simple on dirait de l~eau petillante. J~ai ausi danse et encore danse [sans auncun accent je sais, je ne le trouve pas], que mes pieds sont a deux doigts [de pied, arf] de tomber tout seuls. Bref tout va bien... Vivement le prochain blocos demain.
Euh, ne prenez pas froid. Oui, rappelez-vous, je vous ai dis que parfois j~etais une hyene. Bon c~est souvent, dãccord.

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